Archive | juillet 2012

Oui à la profession « prostitué »!

Il y a deux semaines, la ministre des Droits de le Femme, Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé qu’elle souhaitait voir disparaitre la prostitution en France. En effet, selon elle, il s’agit d’une forme d’exploitation de la Femme. Et si justement, le fait que la profession « prostituée » ne soit pas reconnue comme telle, en faisait une sorte d’esclavagisme? Car, sans contrôle de l’État, comment pouvons-nous savoir si ces femmes se prostituent par choix ou par proxénétisme?

Najat Belkacem, Ministre des Droits des Femmes

Personnellement je ne vois pas de différence entre une masseuse esthétique (non kinésithérapeute) qui détend un dos tendu et une péripatéticienne qui « soulage ». Les deux utilisent leur corps pour le bien-être du client. Or la première travaille dans un centre de soins et est reconnue alors que la seconde doit en général officier dans des endroits pas toujours sains et sûrs.

Il y a pourtant une voie simple qui me semble être la solution: l’ouverture de bâtiments dédiés à cette activité et la reconnaissance de cette profession. En effet, les travailleurs du sexe (oui il y a des hommes aussi!) pourront ainsi percevoir un salaire, comme un entrepreneur normal et paieront des impôts. Ils auront droit à la retraite et à la Sécurité Sociale. Et surtout, l’État pourra contrôler leurs activités. Deviendront illégaux tous les prostitués qui ne seront pas déclarés. On pourra ainsi mettre fin aux réseaux de proxénétisme. De plus, si on ouvre des endroits dédiés, cet échange commercial se fera dans de meilleurs conditions et les parcs retrouveront leur innocence. Enfin, les viols sur les prostitués seront enfin pris en compte. Il s’agira de viol mais aussi de vol, car le client aura profité du service sans payer la note.

Je pense qu’il faut arrêter l’hypocrisie relativement au plus vieux métier du monde. Cela a toujours existé et existera toujours. Ces personnes sont d’utilité publique. Un homme soulagé est moins agressif qu’un qui est frustré. Laissons les femmes disposer de leur corps comme elles l’entendent.

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Mr Propre est heureux

Les hommes en couple qui partagent les tâches ménagères seraient plus heureux. Voilà ce que révèle une étude publiée par l’Université de Cambridge. Plus de détails en français ici et la page de l’université ici!

A la première lecture de cette étonnante constatation, j’ai eu envie d’appeler mes amis en couple et malheureux (et non malheureux en couple!) et de leur dire de passer l’aspirateur immédiatement! Je pense que cela aurait eu plus d’efficacité sur leur compagne que sur eux même… En effet elles auraient eu la joie de voir un homme actif qui les décharge de certaines corvées.

Puis j’ai essayé de comprendre quelle relation pouvait exister entre partager des tâches et le bonheur, que ça soit pour les hommes ou pour les femmes. Personnellement, nettoyer mon petit chez moi ne m’a jamais rendue heureuse surtout quand je sais que je pourrais faire des choses beaucoup plus agréables à la place. Par contre, quand le travail est fini, je suis contente de l’avoir fait et de pouvoir évoluer dans une atmosphère saine. J’attends également du respect de la part des personnes avec qui je vis pour le travail fourni en ne salissant pas derrière moi.

Alors finalement, n’est-ce pas le respect du travail fait que les femmes demandent, davantage que l’exacte répartition des tâches? Attention, partager, je suis entièrement pour. Faire la vaisselle n’est pas une tâche féminine et non, les femmes ne font pas mieux le ménage que les hommes. Ce n’est qu’une question d’entrainement. Mais si l’homme respecte et reconnait ce travail, il y a de grandes chances qu’il se propose spontanément d’aider sa compagne, voir même d’anticiper s’il arrive à identifier la nécessité. Et pas seulement en taillant la haie. Enfin, s’il veut le faire torse nu, le corps luisant, le regard coquin, je pense qu’on peut le laisser faire! Cependant il est vrai que nous ne sommes pas à l’abri des goujats qui estiment que le ménage et le repas doivent être faits quand il rentre. Mais j’espère sincèrement que ce genre de comportement tend à disparaitre. Quant à l’excuse  » je ne vois pas ce qu’il faut faire donc je ne fais pas », je connais un bon moyen d’y mettre un terme: Mesdames, ne faites plus rien. Plus de courses, plus de ménage, plus de lessive. Bien sûr ceci n’est possible que si vous n’avez pas d’enfant. Bref, au bout d’un moment, quand il n’aura plus rien de propre à se mettre, plus de quoi se sustenter et que le salon ressemblera à un champ de bataille, croyez-moi, il verra parfaitement ce qu’il faut faire! Et il se rendra compte par la même occasion du travail que vous effectuez au quotidien.

Seulement pour voir avancer les choses, un changement d’éducation s’impose. En effet, si depuis tout petit, un garçon aide ses parents autant que sa sœur, il trouvera naturel de partager les tâches avec sa femme. Les adultes tendent à reproduire les schémas qu’ils ont connus petits. Et cela est valable aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Faire de ses enfants des rois, ne les aide pas pour leur vie d’adulte.

Pour finir, si un couple se partage les tâches ménagères, il aura davantage de temps pour les loisirs et pour se détendre. Et un couple détendu fait davantage l’amour. Bon ça c’est moi qui le dis, mais je ne pense pas que vous allez me contredire…

Merci à Léa de m’avoir communiqué le lien de cette étude.